Entre vitalité et vulnérabilité : les associations employeuses, expressions de la vie culturelle des territoires
Résidences d’auteurs et éducation artistique et culturelle : Quels enjeux professionnels, culturels et éducatifs sur les territoires ?
ministere culture 25Résidences vertes, résidences d’artistes pour la transformation écologique21/05/2026APPELS À PROJETS La stratégie « Mieux produire, mieux diffuser » de la DGCA définit une nouvelle « écologie de la production et de la diffusion » et déploie des actions opérationnelles en faveur de la transformation écologique de la création artistique. Parmi ces actions figure le dispositif des « Résidences vertes ». Présentation du dispositif Que sont les résidences vertes ? Une résidence verte vise à accompagner un artiste professionnel (entendu comme un artiste, une équipe artistique ou un collectif d’artistes) du spectacle vivant ou des arts visuels souhaitant engager une transformation de sa démarche au vu des enjeux écologiques, en lien avec plusieurs co-porteurs de projet : un professionnel de la transition écologique, une structure de production-diffusion et, le cas échéant, un lieu d’accueil autre que la structure de production-diffusion. Sur une période de 12 mois, continue ou non, l’artiste explore, avec les co-porteurs du projet, une ou plusieurs nouvelles pratiques favorables à la transition écologique. Ces nouvelles pratiques peuvent avoir trait aux modes de production ou de diffusion, aux techniques de fabrication, aux modes d’organisation du travail, aux relations que ces œuvres entretiennent avec le milieu ou le vivant, ou plusieurs de ces dimensions. La résidence doit faire l’objet d’un programme établi entre l’artiste et les co-porteurs de la résidence, et doit bénéficier à chacun d’entre eux. La résidence ne donne pas obligatoirement lieu à une production artistique. En revanche, afin de diffuser ces nouvelles pratiques au sein du secteur de la création artistique, elle doit être documentée selon des modalités précises (voir page 15 du cahier des charges, disponible plus bas sur cette page). Portée par un artiste professionnel au parcours établi (pouvant justifier d’une pratique professionnelle de 5 ans minimum), la candidature initiale doit être réalisée en lien avec la structure de production-diffusion et au moins l’un des co-porteurs du projet suivants : lieu d’accueil (qui peut être la structure de production-diffusion) ou professionnel de la transition écologique. Cela signifie qu’il n’est pas nécessaire que le choix de l’ensemble des co-porteurs du projet ait été effectué au moment du dépôt de la candidature. Une période d’incubation des projets sélectionnés (décrite plus bas) est prévue pour, entre autres, aider l’artiste à les identifier, le cas échéant. La structure de production-diffusion peut être : Un label de la création ; Une scène conventionnée ; Une autre entité dotée de moyens de production-diffusion. La structure de production-diffusion ne peut pas être la structure de l’artiste. Au stade de la candidature une même structure pourra être partenaire de plusieurs projets. Néanmoins un seul de ces projets pourra être retenu en phase de sélection. Le professionnel de la transition écologique peut être : Un écoconseiller ayant une expérience reconnue pour accompagner la transition écologique des acteurs culturels ; Un professionnel ou chercheur dans le domaine de la transition écologique en lien avec ce que l’artiste souhaite explorer. Le lieu d’accueil doit avoir une personnalité juridique et disposer d’un espace (en propre ou mis à disposition) et de moyens (humains, techniques, etc.) adaptés pour mener à bien ces résidences et faciliter leur relation avec le territoire. Ce lieu d’accueil peut être : La structure de production-diffusion identifiée ci-dessus ; Une autre structure culturelle (musée, bibliothèque, etc.) ; Une structure présentant un intérêt pour la transition écologique (parc national, parc naturel régional, conservatoire du littoral, aquarium, recyclerie, déchetterie, etc.) ; Un établissement d’enseignement supérieur (du secteur de la culture ou d’un autre secteur mais proposant des programmes d’enseignement / de recherche dédiés à la transition écologique) ; Un institut de recherche proposant un programme de recherche consacré à la transition écologique. Objectifs de la démarche Les résidences vertes sont des temps de recherche et d’expérimentation dont le premier objectif est de permettre à un artiste de prendre en compte les enjeux écologiques pour questionner et transformer sa démarche en profondeur et de manière durable. Documentées et valorisées, les résidences vertes ont également vocation à constituer une ressource vivante et inspirante pour l’ensemble des artistes et plus généralement le secteur de la création. Les partenaires qui financent le dispositif Créée en 2010, la Fondation Daniel et Nina Carasso s’engage dans deux grands domaines que sont l’Alimentation durable et l’Art citoyen, sous l’égide de la Fondation de France. Elle inscrit ses actions dans une perspective de transformation qui intègre l’ampleur des changements à mener dans les systèmes politiques, économiques, sociaux et culturels. Site internet : https://www.fondationcarasso.org/la-fondation/ Fondée en 1964, la Fondation François Sommer – Musée de la Chasse et de la Nature met au cœur de sa démarche le lien entre l’humain et la nature. Elle défend une écologie humaniste en contribuant à l’émergence de solutions concrètes en faveur de la protection de la nature et de la faune sauvage. Elle déploie ses activités autour de cinq axes interconnectés : l’art et la culture, la gestion d’espaces naturels, la démarche scientifique, le mécénat et l’organisation de rencontres et de conférences. Elle gère le musée de la Chasse et de la nature. Site internet : https://fondationfrancoissommer.org/ Les partenaires qui accompagnent le dispositif Porté par le CNRS, le programme de recherche Industries culturelles et créatives (PEPR ICC) vise à accompagner, par la recherche, la filière ICC dans sa transformation et son adaptation aux enjeux numériques, économiques, écologiques et sociaux de demain. Le programme est doté d’un montant de 25 M€ pour une durée de six ans. Site internet : https://www.cnrs.fr/fr/pepr/industries-culturelles-creatives-iccare Depuis 2020, l’Office Français de la Biodiversité, établissement public de l’Etat, œuvre à la protection et la restauration de la biodiversité en métropole et dans les Outre-mer. Il mène ses cinq missions de manière complémentaires : la police de l’environnement, la connaissance de la biodiversité, l’appui aux politiques publiques, la gestion et la restauration des espaces protégés, et la mobilisation des acteurs et des citoyens. Site internet : https://ofb.gouv.fr/ Acteur majeur de la filière forêt-bois, l’Office national des forêts (ONF) rassemble 8 200 professionnels. Dans l’Hexagone et en outre-mer, l’ONF gère près de 11 millions d’hectares de forêts publiques appartenant à l’État et aux collectivités territoriales. Site internet : https://www.onf.fr/ Des abysses à la surface, de la côte au large, l’Ifremer est le seul institut de recherche français dédié à l’océan. Il explore tous les rivages des sciences océaniques depuis ses 24 implantations ancrées dans le deuxième domaine maritime mondial. Avec sa filiale d’armement Genavir, il opère la Flotte océanographique française au bénéfice de la communauté scientifique nationale. Les 1500 salariés de l’Ifremer contribuent chaque jour à créer la sagesse essentielle pour préserver le système qui rend la vie possible sur Terre : l’Océan. Site internet : https://www.ifremer.fr/fr Groupement d’intérêt public à vocation interministérielle, l’Europe des projets architecturaux et urbains (EPAU) porte des programmes nationaux de recherche-action et d’expérimentation dans les champs de l’action territoriale, urbaine ou architecturale et mène des actions de valorisation et d’animation des réseaux professionnels de la ville et du cadre bâti. Site internet : https://epau.archi.fr/ L’association ARVIVA – Arts vivants, Arts durables est née en 2020 du double constat que le spectacle vivant a un rôle à jouer pour faire face aux enjeux environnementaux, et qu’il est particulièrement vulnérable à leurs conséquences. Les activités de l’association s’articulent de manière à envisager à la fois la réduction des impacts des activités de spectacle sur l’ensemble des limites planétaires et la défense d’une organisation sociale plus tolérante et juste pour le secteur culturel. Site internet : https://arviva.org/ Le Conservatoire national des arts et métiers (Cnam) a été fondé en 1794 par l’abbé Grégoire pour perfectionner l’industrie nationale. C’est aujourd’hui un établissement public à caractère scientifique, culturel et professionnel placé sous la tutelle du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. Le Cnam abrite également le musée des Arts et Métiers, au cœur de Paris, qui conserve la plus ancienne collection industrielle et technologique au monde. Site internet : https://www.cnam.fr/ Depuis 2008, COAL accompagne l’émergence d’une nouvelle culture de l’écologie et du vivant à travers des actions emblématiques telles que le Prix COAL, plus d’une centaine d’expositions, de programmes de territoire, la coopération internationale et le partage de connaissances. Site internet : https://projetcoal.org/ Suis-je concerné(e) par cette démarche ? Les artistes-auteurs, collectifs, compagnies, etc. Les artistes portent la candidature et déposent le dossier : les structures de production-diffusion ou lieux d’accueil ne peuvent pas candidater elles-mêmes au dispositif. L’artiste doit être un professionnel du spectacle vivant ou des arts visuels au parcours établi, c’est-à-dire : Pouvant justifier d’une pratique artistique professionnelle de 5 ans minimum ; Disposant : Soit d’un numéro de Siret, d’un numéro de licence ou d’un récépissé de déclaration d’entrepreneur de spectacle vivant ; Soit d’un certificat d’immatriculation URSSAF en tant qu’artiste-auteur ou d’une attestation d’affiliation de la Sécurité sociale des artistes-auteurs (SSAA). Le dispositif n’est pas ouvert aux étudiants. Les disciplines artistiques éligibles sont celles relevant du champ de compétences de la direction générale de la création artistique (DGCA), à savoir : Le spectacle vivant : musique, danse, théâtre et arts associés (cirque, marionnettes, arts de la rue, etc.) ; Les arts visuels (arts plastiques, photographie, design, etc.). Les disciplines qui ne relèvent pas du champ de compétences de la DGCA (cinéma, architecture, livre), ainsi que les métiers d’arts ne sont pas éligibles. Le projet de résidence doit être axé autour d’une visée transformatrice de la démarche de l’artiste. S’il est possible que la transformation des pratiques soit globale et que la recherche touche différents aspects de la démarche artistique, il est vivement conseillé de circonscrire le projet de résidence sur un aspect précis de transformation. La résidence doit se dérouler en France. Le lieu d’accueil peut être situé dans une région différente de la région d’implantation de l’artiste à condition que ce choix soit rigoureusement justifié et argumenté. Une résidence verte ne se déroule pas nécessairement au vert ! Les écosystèmes urbains sont aussi des terrains de travail possibles. Les résidences vertes ne sont pas : Des projets uniquement destinés à transformer les imaginaires, sensibiliser les publics aux enjeux écologiques. Si le propos des œuvres peut, en cohérence, concerner les questions écologiques, il ne peut pas être l’objet central de la recherche. Des projets uniquement destinés à transformer les territoires, répondre à des problématiques écologiques locales. S’ils peuvent constituer un des aspects du projet, l’ancrage local de la résidence et les liens avec les acteurs du territoire ne suffisent pas à caractériser une transformation de la démarche artistique. Des résidences de création : il s’agit de résidences de recherche et non de création. Le projet peut éventuellement comprendre un volet de création mais ne doit pas se limiter à celui-ci. Des projets d’éducation artistique et culturelle. En d’autres termes, la visée transformatrice doit interroger les conditions de la création artistique. Procédure L’aide s’élève à 20 000 €. Cette aide est forfaitaire. Elle couvre tout ou partie du coût total de la résidence. Un minimum de 50 % de l’aide doit être dédié à la rémunération de l’artiste, afin de reconnaître pleinement son temps de travail dans le cadre de la résidence. Les coûts éligibles pour les 50% restants sont : Rémunération du professionnel de la transition écologique ; Frais de transport et d’hébergement (y compris ceux de l’artiste) ; Dépenses liées à l’accueil (mise à disposition d’espace, de personnels, de matériels, etc.), uniquement si le lieu d’accueil n’est pas une structure de production-diffusion labellisée par le ministère de la Culture ; Petit matériel ; Dépenses occasionnées par la participation aux temps d’échanges collectifs organisés par le ministère de la Culture (cf. page 15 du cahier des charges). Les transports doivent être organisés de la manière la plus éco-responsable possible. L’aide est non-reconductible. Chaque résidence peut bénéficier d’apports en nature et/ou de financements complémentaires, notamment de la part du lieu d’accueil, de la structure de production-diffusion ou de certains partenaires du dispositif des résidences vertes. Elle est versée en une seule fois par la DRAC/DAC concernée soit à l’artiste soit à la structure de production-diffusion (qu’il s’agisse ou non du lieu d’accueil), au choix de l’artiste. Le récipiendaire de la subvention se charge ensuite de sa répartition selon le budget établi. La procédure de sélection comporte 3 étapes : Une sélection sur la base d’une lettre d’intention (prenant la forme du formulaire à renseigner sur Démarche Numérique (bouton « Accéder au formulaire » en bas de page) ; Une période d’incubation des candidatures sélectionnées ; Une validation définitive à partir des projets finalisés pendant la période d’incubation. Chacune de ces étapes implique un comité des partenaires composé : De représentants des partenaires du dispositif ci-dessus mentionnés ; De représentants de la direction générale de la création artistique (DGCA) ; De représentants des directions régionales des affaires culturelles (DRAC) et des directions des affaires culturelles (DAC) ; De personnalités qualifiées. Le comité apprécie la qualité des projets proposés avant tout au vu de : La clarté et l’ambition de la visée transformatrice des pratiques au vu, notamment, des réflexions globales du secteur de la création en matière de transition écologique ; La nécessité du projet envisagé au regard du parcours de l’artiste. Le dispositif est ouvert aussi bien aux artistes qui souhaitent opérer une bifurcation dans leur pratique qu’à ceux qui ont déjà intégré la réflexion sur les enjeux écologiques dans leur démarche et souhaitent ici franchir une étape décisive. Dans les deux cas, la candidature doit faire la démonstration que la résidence est un temps de recherche indispensable pour faire évoluer substantiellement les pratiques. Sont également appréciés par les membres du comité : La bonne identification d’une problématique écologique à laquelle la résidence est appelée à répondre et son intérêt ; La pertinence de la méthode au regard des objectifs proposés ; Le profil du ou des co-porteurs de projet identifiés et leur pertinence au regard des expertises requises pour le projet ; La caractérisation des liens souhaités avec des acteurs du territoire (population, publics, collectivités, associations, commerçants, entreprises, etc.) ; Le caractère plus ou moins transposable des acquis de la résidence à d’autres artistes ou processus de création. Le comité de sélection veille à retenir des projets répartis sur l’ensemble du territoire et couvrant une diversité de disciplines artistiques et de thématiques relatives à la transition écologique. Il veillera par ailleurs aux principes d’égalité femmes-hommes, d’inclusivité et de diversité. Une période d’incubation de trois mois débute à l’issue de cette sélection. À ce titre, les co-porteurs de projet sont accompagnés par la DRAC/DAC d’implantation de la résidence ainsi que les partenaires du dispositif. Cet accompagnement a pour objectifs : D’affiner le projet et assurer ainsi sa bonne préparation ; De permettre à l’artiste d’identifier les co-porteurs manquants au moment du dépôt de la candidature ; De favoriser une co-construction du projet définitif. La validation définitive des projets est réalisée à l’issue de la période d’incubation sur la base du projet abouti et comprenant les éléments suivants : Une description détaillée du projet établie selon le modèle de dossier qui sera communiqué en temps voulu ; Le budget détaillé de la résidence ; Un calendrier de travail avec la définition de temps communs entre les co-porteurs du projet. Ouverture du dépôt des dossiers : 7 mai 2026. Date limite de dépôt des dossiers :15 juillet 2026, 23h59 (heure de Paris). Aucun dossier ne pourra être déposé ou pris en compte après cette date. Annonce des projets sélectionnés pour incubation : novembre 2026. Temps d’incubation des projets : décembre 2026 à février 2027. Réception des dossiers définitifs : fin février 2027. Validation des projets retenus et annonce des résultats : mars 2027. Déroulé de la résidence : avril 2027 à avril 2028. Rendu de la documentation des résidences : printemps 2028. Pour accéder au formulaire en ligne, cliquez sur le bouton « Accéder au formulaire » en bas de page. Connectez-vous ou créez un compte, puis laissez-vous guider. Une question ? Pour toute question sur les résidences vertes, vous êtes invités à vous adresser aux conseiller(e)s du service déconcentré de votre région. Bernard GOY, conseiller arts visuels (Strasbourg). bernard.goy@culture.gouv.fr Laurent INNOCENZI, conseiller arts visuels (Châlons-en-Champagne). laurent.innocenzi@culture.gouv.fr Émilie ROYER, conseillère arts visuels (Metz). emilie.royer@culture.gouv.fr Jean VERNE, conseiller musique et danse (Strasbourg). jean.verne@culture.gouv.fr Aurélie ROGUIN, conseillère musique et danse (Châlons-en-Champagne). aurelie.roguin@culture.gouv.fr Élise SERVERIN, conseillère musique et danse (Metz). elise.serverin@culture.gouv.fr Catherine HOFFMANN, conseillère théâtre, cirque, marionnettes et arts de la rue (Strasbourg). catherine.hoffmann@culture.gouv.fr Amanda MOUELLIC, conseillère théâtre, cirque, marionnettes et arts de la rue (Châlons-en-Champagne). amanda.mouellic@culture.gouv.fr Michaël HELMRICH, conseiller théâtre, cirque, marionnettes et arts de la rue (Metz). michael.helmrich@culture.gouv.fr POSTULER En cours de chargement… Cela prend trop de temps ? 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