Il n’a jamais été aussi facile de se divertir et d’écouter de la musique gratuitement en ligne ou grâce à de l’intelligence artificielle. Pourtant, les concerts font salle comble. Nicolas Bouzou analyse ce paradoxe.
A tout seigneur tout honneur, l’idée de cette chronique m’est venue en lisant un papier paru dans « The Economist » en septembre, intitulé « The new age of the orator ». L’argument était le suivant : l’IA est de plus en plus capable de produire des textes longs, complexes et intéressants. « The Economist » n’en parle pas, mais, en France, cette assertion renvoie évidemment à l’affaire Thélyson Orélien dont le roman, sans doute écrit grâce à une IA, a emballé la sphère médiatique, l’intelligentsia parisienne et le marigot des prix littéraires. On peut aussi penser qu’une très grande partie des publications qui circulent sur les réseaux sociaux est déjà formatée par l’IA.
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